Texte de Peter Patfawl Dealet
Je vais pas tourner autour du pot, ma poulette : je vais être violent, et si ça te chagrine, tu peux toujours te moucher dans ton badge de pseudo‑journaliste.
Ça fait des années que je zieute votre prétendue chaîne info, ce cabaret à bobards où défilent climatosceptiques, complotistes et autres zozos qui confondent la météo avec leur horoscope.
Des années que je vous vois faire les malins, ricaner comme des hyènes sous anxiolytiques quand le GIEC balance ses rapports, encourager la curée contre les scientifiques, les météorologues, tous ceux qui se cassent la voix à hurler que la baraque brûle.
Et pendant ce temps-là, vous, peinards, sourire en coin, vous applaudissez les minuscules extrémistes pro‑Russes qui viennent se dandiner sur votre plateau comme des dindons sous amphètes. Vos positions antisciences, vos invités en roue libre, tout ça a graissé la pente qui nous mène droit dans le mur actuel.
Dis-moi, ma belle : quand est-ce que tu t’es levée pour soutenir les lanceurs d’alerte climatiques ?
Quand t’as sorti un seul mot pour protéger nos territoires des incendies qui ravagent tout, ces braseros géants nés des canicules qu’on se coltine à cause du réchauffement ?
Jamais, évidemment.
T’étais bien au frais dans ton studio climatisé, à sourire aux zozos qui nient la réalité depuis des lustres.
Ton tweet, c’est pas un message : c’est un crachat. Un crachat sur la tronche de ceux qui ont tout perdu, un crachat sur ceux qui se battent encore, un crachat sur les météorologues, les chercheurs, tous ces acharnés qui réclament des investissements pour éviter que la catastrophe devienne notre petit-déj quotidien.
Et ce soir, tu vas rentrer chez toi tranquillou, dormir au frais, bercée par l’absence totale de honte, cette couverture moelleuse qui masque ta propre déchéance.
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