Ses humeurs, ses caprices et sa volonté d’occuper la une, coûte que coûte, provoquent des secousses sismiques qui ravagent tout sur leur passage et sèment la mort.
Une mort parfois réelle, mais aussi symbolique. Les espoirs s’amenuisent, les certitudes s’effondrent, le pessimisme gagne du terrain et l’anxiété s’accroche à nos vies.
Cet homme autoritaire, imbu de lui-même, est assoiffé de vengeance, une vengeance qu’il a patiemment nourrie pendant les années qui ont séparé ses deux mandats.
Il incarne tout ce que nous apprenons à nos enfants à ne pas faire, mais aussi tout ce que nous les exhortons à ne jamais devenir.
Il intimide. Il méprise. Il ridiculise. Il ment. Il déforme la réalité pour servir ses propres intérêts. Il refuse d’entendre les besoins des autres. Il ne veut pas leur bien. Il veut leurs biens.
Il regarde la Terre comme un immense territoire à conquérir, comme si les êtres humains qui l’habitent ne comptaient pas. À ses yeux, seuls les gains, le pouvoir et la domination semblent avoir de la valeur.
Ses mots sont brutaux. Ses décisions sont impitoyables. Et lorsque quelqu’un ose lui tenir tête, il tranche d’un ton autoritaire : « C’est assez. »
Peu importent nos allégeances politiques, car il ne s’agit plus ici de gauche ou de droite. Il s’agit de décence, de respect et d’humanité. L’imprévisibilité de cet homme contraint les dirigeants du monde à avancer sur un terrain miné.
Il humilie ceux qui lui résistent, menace ceux qui refusent de se soumettre et confond l’autorité avec la brutalité, le leadership avec la domination.
Nous apprenons à nos enfants que la force ne donne pas tous les droits, que le respect n’est pas une faiblesse et que l’on ne devient jamais plus grand en rabaissant les autres.
Le plus inquiétant n’est pas seulement ce que cet homme fait. C’est qu’à force de le voir agir ainsi, nous finissions par nous habituer à l’inacceptable et par considérer l’indécence comme une nouvelle normalité.
Et vous, comment parvenez-vous à vivre dans cette instabilité devenue permanente ?
Texte de Josélito Michaud
The Trash Talker* deTinKicker Festival de street art « Can-al Fest » à St Mullins, dans le comté de Carlow. |
Sculpture satirique représentant le président américain Donald Trump affalé dans une poubelle exposée en amont de sa visite en Irlande le mois prochain.
Par Pierre Sidoine



