vendredi 26 septembre 2025

Un bonhomme de neige qui veut tout dire.

Il a neigé toute la nuit. Voilà ma matinée.

08h00 : je fais un bonhomme de neige.

08h10 : une féministe passe et me demande pourquoi je n'ai pas fait une bonne femme de neige.

08h15 : alors je fais aussi une bonne femme de neige.

08h17 : la nounou des voisins râle parce qu'elle trouve la poitrine de la bonne femme de neige trop voluptueuse.

08h20 : le couple d'homos du quartier grommelle que ça aurait pu être deux bonshommes de neige.

08h25 : les végétariens du n°12 rouspètent à cause de la carotte qui sert de nez au bonhomme. Les légumes sont de la nourriture et ne doivent pas servir à ça.

08h28 : on me traite de raciste, car le couple est blanc.

08h31: les musulmans de l'autre côté de la rue veulent que je mette un foulard à ma bonne femme de neige.

08h40 : quelqu'un appelle la police, qui vient voir ce qui se passe.

08h42 : on me dit qu'il faut que j'enlève le manche à balai que tient le bonhomme de neige car il pourrait être utilisé comme une arme mortelle. Les choses empirent quand je marmonne : "ouais; surtout si vous l'avez dans le c... "

08h45 : l'équipe de tv locale s'amène. Ils me demandent si je connais la différence entre un bonhomme de neige et une bonne femme de neige. Je réponds: "oui, les boules " et on me traite de sexiste.

08h52 : mon téléphone portable est saisi, contrôlé et je suis embarqué au commissariat.

09h00 : je parais au journal tv ; on me suspecte d'être un terroriste profitant du mauvais temps pour troubler l'ordre public.

09h10 : on me demande si j'ai des complices.

09h29 : un groupe djihadiste inconnu revendique l'action.

MORALE : il n y a pas de morale à cette histoire. C'est juste la France dans laquelle nous vivons aujourd'hui. Ça, c'était la version humoristique.
"Délivrez-nous du bien !"


mardi 2 septembre 2025

Le Mozart de la finance, c'est JUL en fait...

 


SIDA SOCIAL

Les possédants sont un Sida.

Les possédants sont possédés.

Et moi je rêve plus haut, radicalement plus haut.

Mais ma sœur, vos préoccupations me semblent plus politiques que strictement liées aux luttes LGBTQIA+.

Et vous n’avez pas tout à fait tort.

Je me souviens d’un autre temps de militance – c’était, je crois, aux Solidays – où un stand expliquait que la guerre nourrissait le sida.

Comment cela ?

Par le viol, entre autres, devenu arme de guerre, arme de destruction massive.

Car la politique, qui ressemble de plus en plus à un lubrifiant, le patriarcat, qui se dresse comme un pénis médicalement assisté, et ces possédants, agrippés à leur possessionnisme pathologique comme des moules à leur bouchot… tout cela alimente des violences de plus en plus monstrueuses.

Des violences qui, comme un sida, dévorent les chairs du corps social et au-delà, la planète entière et ses écosystèmes.

Dans leur déni du vampirisme qu’ils incarnent, ils envoient toujours d’autres au front – tous les fronts – pour préserver égoïstement leurs « précieux ».

Et à quoi bon être une tarlouze, quand l’histoire nous rappelle que nous fûmes souvent parmi les premiers jetés aux ordures ?

Oui, je peux aujourd’hui vivre relativement libre.

Mais demain ? Peut-être sans soins, sans toit, le ventre vide, sans eau potable, sans air pur, sans forêts.

Sans accès aux « privilèges » jalousement gardés par une classe de possédants qui ne partage rien.

Les possédants sont un sida, un cancer : ils dévorent, morceau après morceau, la chair des plus pauvres.

Leur voracité n’a pas de fin – jusqu’à se dévorer eux-mêmes, jusqu’à détruire le dernier endroit encore vivable dans ce coin d’univers.

Car les possédants sont eux-mêmes possédés : rongés par un mal qui nous contamine tous.

L’accaparement feutré de ceux qui, d’en haut, contemplent les fruits de leur voracité, n’est rien d’autre qu’une maladie.

Alors oui, je suis politique.

Oui, je suis militante – contre cet autre sida.

Et au fait, je ne suis pas pour le « partage des richesses », qui ne serait, au fond, qu’un partage du pouvoir de consommer.

Je pense à autre chose, de plus vivant, de plus aimant.

Je rêve plus haut.

Je rêve plus loin.

Radicalement.

Et bizarrement, encore et toujours, je nous aime et c'est pour cela que je reste militante.


Soeur Sidarta du fond des bois.

Titanic Vs Bayrou


En gros selon Bayrou :
Si le Titanic a coulé ce n’est pas de la faute du capitaine
mais celle des passagers…