jeudi 30 octobre 2025

Et que crève le complot. (Le billet qui va faire du tri dans mes contacts)

Sur Brigitte Trogneux, épouse Macron.


Contrairement à ce que raconte les tabloïds dont la mafieuse Mimi Marchand tire les ficelles, Brigitte Trogneux n'a pas rencontré Macron à Henri IV quand il avait 17 ans mais lorsqu'il en avait 14 et elle 38 alors qu'elle était sa professeure de théâtre au collège. Voilà, c'est déjà une histoire assez glauque comme ça, l'histoire d'une professeure ayant autorité sur un mineur de moins de 15 ans qui entame une "relation" avec ce dernier. (Enquête de Off investigation : https://www.off-investigation.fr/10-en-off-delinquants.../ )

Mais aussi glauque cette histoire soit-elle, elle ne plaît pas à toute la communauté des complotistes antiwokes. Pourquoi ? Parce que Brigitte est une femme blanche, hétero, bourgeoise. Alors partant des contrées d'extrême droite française, en passant par la Russie transphobe jusqu'aux abrutis MAGA des USA : la rumeur, qui viendrait salir la communauté LGBTQ+, se répand. Brigitte Trogneux, celle qui a pratiqué le détournement de mineur et abusé de son autorité, serait en fait "Jean-Michel" et donc transgenre. Voilà une théorie du complot parfaite pour les affabulateurs du "péril woke". Une pierre, deux coups : une femme blanche, hétero, bourgeoise ne peut pas avoir commis un détournement de mineur mais une personne de la communauté LGBTQ+ : oui. C'est l'équivalent du mythe raciste véhiculé par Nemésis : "les migrants sont tous des violeurs, pas les blancs bien souchiens".

Et peu importe pour ces complotistes que Brigitte ait accouché de trois enfants. Peu importe s'il existe des photos d'elle enfant, adolescente, ou jeune adulte. Vous pourrez servir son certificat de naissance sur un plateau d'argent à tous les illuminés d'extrême droite ou d'ailleurs, aveuglés par leur haine viscérale des LGBTQ+, ils s'enliseront dans l'absurde, ils iront jusqu'aux confins de leur terre plate. Parce que oui, ne vous y trompez pas, Brigitte Macron n'est pas leur cible principale, elle n'est qu'un vecteur. Sa surexposition médiatique leur permet de répandre leur mensonge pour salir leur cœur de cible : les personnes trans.

Concernant les procès intentés par Brigitte Macron, les éléments de langage utilisés par le clan Macron et repris par les médias ne font que confirmer leur propre idéologie transphobe : mots dénigrants et réducteurs. Pour eux, "trans" est une insulte, une diffamation, un délit, une chose sale dont il faut qu'elle se débarrasse. Qualifiez moi de "trans" et je vous répondrai que jamais vous ne pourrez me blesser avec ce mot, peut-être même que je vous dirais "merci" et je vous laisserai avec vos doutes et vos obsessions.

Cela fait 8 ans que je me concentre sur la toxicité politique du couple présidentiel. Les théories du complot sur les Macron ne font que gommer les vrais scandales : leur dilapidation d'argent public, les délinquants qui les ont portés au pouvoir, les mesures liberticides, les lois ségrégationnistes, les violations de la démocratie, les politiques économiques et antisociales qui ont conduit des millions de personnes dans la précarité.

Texte de Sophie Tlk

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